Comment je traite ma femme enceinte ? Tu vas être choqué !

Comment je traite ma femme enceinte ? Tu vas être choqué !

21 mars 2019 2 Par Papa Sauvage

Voilà ce qu’on appelle, dans le jargon du web, un titre bien putaclic ! Et j’espère que je t’aurais bien roulé dans la farine pour que ça te donne envie de lire ce qui va suivre.

Tu l’auras compris, tu ne vas pas découvrir de sombres actes que j’aurais pu commettre durant la grossesse de ma femme. En somme, pas d’adultère avec des mannequins durant la fashion-week, pas de soirées black-out avec les copains, pas de fuite en week-end durant trois jours dans les bas fonds d’Amsterdam, ni même une petite soirée FIFA entre potes. Même quand je vais rendre visite aux parents, juste une petite bière et puis s’en va.

En même temps, c’est pas mon genre et puis trop peur de me faire fumer !

En vrai, je suis le genre de mec qui accompagne sa grosse (et c’est le cas de le dire: son ventre est momentanément remplacé par une barrique) du début à la fin. Partout et pour tout !

Ceci étant, et je dis ça pour toi, lectrice féminine, ne te mets pas en tête que je suis le type idéal, celui qui est aux petits oignons et se plie en quatre pour sa dulcinée.

Pour toi, lecteur masculin, ne crois pas que je sois ce genre d’oiseaux ansériformes. Autrement dit, je ne suis pas un canard, une oie et encore moins un cygne.

Mais alors qui suis-je ?

En tout cas, pas le gardien de mon frère. Si t’es un ancien, t’auras capté la référence et tu mettras un pouce en l’air en commentaire si on s’est compris.

La réalité ? J’en sais rien !  Selon moi, je suis la crème de la crème. La cerise sur le gâteau, Le pompon sur la Garonne pour ma Douce. Elle est nauséeuse en raison de la vie qu’elle porte en elle, elle est fatigué, elle a mal quelque part, quoi qu’il lui arrive, j’assure ses arrières. J’enchaine les lessives. Les préparations de repas pour Madame et le fiston. Je mets les vêtements dans des sacs cabas, estampillés Carrefour ou Intermarché, que je laisse dormir avant de les repasser parce qu’on peut se le dire: le repassage c’est pas ma came. Les sacs que j’évoquais me servent aussi à faire mes emplettes hebdomadaires. Si jamais Madame est dépassée et qu’on a pris du retard dans le roulement organisationnel de la maison, je rechigne pas à me taper deux ou trois heures de session pressing pour rattraper le temps perdu à procrastiné. J’oublie pas de faire mon job de mec, j’entends par là, laisser trainer mes chaussettes*, boire le coca directement à la bouteille, pisser et ne pas baisser la cuvette, faire les travaux ou le jardinage avec les vêtements usuels du quotidien. Le bleu de travail c’est définitivement pas mon truc autant que le costume cravate d’ailleurs. Et tu sais quoi ? Tout ça dans le seul but de préserver le rôle de ma femme dans le couple. On parle pas de sexisme. On parle de l’éternelle différence entre les hommes et les femmes. Venus et Mars.

D’ailleurs cette éternelle différence amène des incompréhensions et des discordes.

Selon elle, je suis un mec au cœur de pierre. Qui montre peu d’affection et de tendresse. Je fais autant de siestes que notre enfant… Malheur ! Je crois qu’elle est jalouse. Même quand elle est au bout du bout, fatiguée et qu’elle se sent comme la dernière feuille de papier toilette… Tu sais ?! Celle collée au rouleau en carton. Et bien elle n’arrive pas à faire de sieste. Bref. Il est vrai aussi, que je prends plein de trucs par dessus la jambe. Que le bouleau administratif que nous administre l’État ou les institutions bancaires ou autres fournisseurs d’énergie me laissent pantois. Il est aussi vrai que je ne me préoccupe que trop peu des affaires, inscriptions, précautions et organisations liées à l’arrivée du prochain mini-moi, ou même celui qui est déjà là depuis 3 ans.

Ces façons divergentes de fonctionner créent parfois des tensions. Chacun d’entre nous se dit que l’autre en fait moins, ou que l’un n’aide pas assez l’autre et inversement. Comme lors d’un match de foot, la fatigue accumulée fait que les cerveaux sont moins irrigués, c’est alors que les tacles assassins se pointent sous le toit conjugale qui, du coup, pourrait être comparé à un rectangle vert de district jonché à la frontière d’Aubervilliers et de La Courneuve. Autant dire que tous les coups sont permis et pourtant, on sait que c’est mal. Mais c’est trop tard. Les chiens sont lâchés. Les tacles sont au niveau de la jugulaire et on se parle front contre front. Heureusement, on n’est ni Zidane, ni Materrazzi. Les sœurs ne sont pas insultées et les fronts ne s’abattent pas les uns contre les autres.

Comme on s’aime. On se fait la tronche et on se réconcilie. L’important, c’est finalement de s’en rendre compte car plus tard, on en rigolera et se chamaillera sur l’engueulade passée. Attention des fois, ça peut même repartir de plus belle mais voilà. A la fin, il faut savoir que le plus important ne se situe pas là. Alors si comme nous, tu t’embrouilles avec ton mec ou ta meuf, prend du recul et tout ira bien. Où plutôt, tout ira mieux… Bientôt !

*Le coup des chaussettes, j’abuse vraiment ! C’est pour moi l’un des meilleurs moments de ma journée. Quand après une journée de dur labeur, je frotte un pied sur l’autre pour faire glisser ma chaussette du pied. L’une après l’autre. Les chaussettes roulées en boule se retrouvent alors coincées entre l’accoudoir et le coussin du canapé ou encore au fond du lit. C’est tellement une sensation merveilleuse que je pourrais faire un article complet sur le sujet. Sur ces petits moments délicieux de la vie qui paraissent insignifiants. Tous les jours je fais ça mouahah, c’est trop la fucking vie ! Si toi aussi, t’as ton p’tit moment fétiche, n’hésites pas à en parler en commentaire…